Ayé ! J'ai décidé de ne plus saucer mon Bonjour de l'expression "ça va ?". Je sais, cela va être très dur de résister à la tentation, c'est presque un abus de langage...
Mais finalement, j'aimerais ne plus utiliser cette expression pour deux raisons : la première étant que tout le monde s'y met alors que personne n'en a absolument rien à faire de savoir si ça va vraiment.
La seconde (bonne raison) est que la personne en face, au cas où elle n'irait pas bien, ou même pas bien du tout, ne le dirait pas spontanément.
Voilà ce qui me donne des boutons, nous vivons dans une société qui érige la médiocratie way of living mais qui refuse catégoriquement que les personnes qui composent cette même société ne rentrent pas dans moule.
Alors, juste pour faire chmir le monde, je dirais peut-être "comment ça va bien ?", histoire d'en rajouter une couche, dans ce monde oùù personne n'a le droit d'aller mal, mais ou peu de monde va Bien.
Discussion chez le coiffeur. 31 mai 2009
Les questions habituelles bien sûr :
Alors vous faites quoi dans la vie ?
Vous avez des enfants ?
Je grimace… Cette question me dérange, d’une part je la trouve indiscrète et d’autre part je trouve qu’elle pousse à cataloguer les gens : ceux qui en ont (les gentils) et ceux qui n’en n’ont pas (les méchants).
Arrive alors la question qui va encore moins bien : Mais vous en voulez au moins ?
Non, je ne pense pas en vouloir, du moins pas dans les cinq années à venir, du moins tant que ma progéniture ne viendra pas compromettre mes désirs de carrière.
C’est là généralement que l’on apparaît comme un monstre aux yeux de l'inquisiteur…
Cherchez l'erreur...
Et si je n’avais pas envie de suivre le schéma imposé par la société, c'est-à-dire le mariage, la maison (le crédit de 20 à 30 ans et le stress qui va avec), les deux gosses, la voiture familiale et le chien ?
Si ça ne plaît pas, je m’en contrefous.
Quand j'y pense... 14 mai 2009
Je me dis que tout ce qui brille...N'est pas Dior.
Ce n'est pas parce que c'est vide... 18 avril 09
Parfois, on se sent vide, comme si l’on avait vécu deux vies au lieu d’une. On se dit même que ces deux vies étaient si bien remplies qu’une petite réincarnation ne serait plus d’aucune utilité. Puis, on se réveille un matin avec une impression de renouveau, comme si notre esprit s’était lavé de tout soupçon. Et c’est là qu’on se dit que ce n’est certainement pas parce qu’on se sent vide qu’on sonne creux.
Ce n'est pas de moi... 15 avril 2009
Mais je n'en pense pas moins...
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien.
1984. 08 avril 2009
Elle est là, la Police de la Pensée. Non, son rôle n’est pas de panser les blessures de guerre que vous avez faites à vos esprits torturés. C’est curieux, plus j’avance dans la lecture de ce bouquin, plus j’ai une impression de « déjà vu » ou bien de « sur vos écrans aujourd’hui ».
1984, c’est l’histoire d’un mec qui s’érige comme il peut contre un système qui étouffe sa vie et ses pensées.
1984, ce n’est pas si loin, c’est même tellement proche que j’en ai des frissons.
1984, c’est aujourd’hui même ici en France, ici, où on sera condamné pour avoir aidé son prochain, où on sera puni pour avoir voulu écouter de la musique moins cher que ce qui se vend dans les bacs de la Fnac, à 15 euros le cd, on ne se demande plus si c’est de l’arnaque.
1984, c’est Big Brother qui nous regarde et qui transperce notre tréfonds de ses yeux noirs.
1984, c’est le petit bonhomme aux talonnettes qui voulait revenir à un Etat totalitaire en plein milieu du vingt et unième siècle.
Big Brother is watching you…
Elle m'avait dit que... 06 avril 2009
Je serai son amie pour la vie et que je pousserai sa chaise roulante quand elle sera trop vieille pour marcher.
Elle m’avait dit que rien ni personne ne se mettrait en travers de notre amitié.
Elle m’avait dit qu’elle me respectait et qu’elle m’aimait pour ce que j’étais.
Puis, un jour, elle a disparu sans crier gare, plus de nouvelles, plus de bisous, plus rien.
Aujourd’hui, dans mon cœur, sa lumière est morte.
Et je suis fière de l’avoir enterrée.